Méthode

Tout ce que Traklima calcule lui-même est décrit ici. Ce qui vient directement d'une source est décrit sur la page Sources.

La phrase d'état

Elle est construite par des règles déterministes, dans un ordre fixe : orages dans les douze prochaines heures, puis rafales à partir de 70 km/h, puis très forte chaleur à partir de 35 °C, puis pluie probable dans les trois prochaines heures, puis gel la nuit prochaine. Si aucune ne s'applique, la phrase décrit simplement l'état du ciel et la température.

Aucune génération automatique de texte n'intervient nulle part dans Traklima. Il n'y a aucun appel à un modèle de langage, ni à la construction du site, ni à l'affichage.

« Ce que ça change pour vous »

Chaque phrase est écrite à la main et associée à une condition. Quand plusieurs conditions sont vraies, une seule phrase est affichée : celle de plus forte priorité, puis la plus ancienne, puis la première par identifiant. Le résultat est donc identique à chaque consultation dans le même contexte.

Une phrase ne peut citer qu'une valeur que Traklima a lui-même mesurée dans un flux qu'il analyse — une rafale prévue, un indice de qualité de l'air, un niveau de restriction. Elle ne cite jamais un chiffre lu dans un bulletin officiel : ce serait reformuler un message de sécurité, ce que Traklima ne fait pas.

Écart aux cinquante dernières années

La normale d'un jour est la moyenne des températures maximales relevées ce jour calendaire et les sept jours de part et d'autre, sur chacune des cinquante dernières années civiles complètes — soit environ 750 relevés par jour de l'année. La fenêtre de quinze jours évite qu'un seul 27 juillet exceptionnellement chaud déplace la référence ; elle boucle sur l'année, le 1ᵉʳ janvier voit donc la fin décembre. L'écart affiché est la maximale prévue moins cette normale.

Les relevés viennent de la réanalyse ERA5, servie par Open-Meteo. Sa maille fait environ 25 km : ce n'est ni une station, ni un chiffre « de la commune », et deux communes voisines partagent la même valeur. C'est écrit à l'écran à chaque affichage. Un jour dont la fenêtre est relevée à moins de 80 % n'affiche aucune normale : mieux vaut une case vide qu'une moyenne calculée sur une série trouée.

Une moyenne sur cinquante ans contient déjà une bonne part du réchauffement: elle court de 1976 à aujourd'hui, pas sur une période préindustrielle. L'écart affiché est donc plus petit que l'écart au climat d'avant. Pour la comparaison entre deux périodes à une station homogénéisée de Météo-France, voir « Le climat d'ici ».

Position d'une nappe par rapport à la normale

Traklima calcule, pour chaque piézomètre et chaque mois de l'année, les quantiles historiques du niveau mesuré (10 %, 25 %, 50 %, 75 %, 90 %) : tous les relevés de ce mois-là des trente dernières années, années confondues, en mètres NGF. Le niveau du jour est ensuite situé par rapport à ces cinq bornes. Comparer juillet à juillet et non à janvier est ce qui rend le chiffre lisible : une nappe baisse tous les étés sans que cela dise quoi que ce soit de son état.

Ce n'est pas l'indicateur officiel du BRGM, qui n'est pas disponible en API. Aucun positionnement n'est affiché si la station a moins de cinq ans d'historique, ni si le dernier relevé date de plus d'un mois.

Taux de remplissage d'un ouvrage

La cote vient de Hub'Eau, en mètres, toutes les heures. Le volume, lui, n'est jamais déduit de la cote par nos soins : quand le gestionnaire le publie, nous reprenons sonchiffre mesuré. C'est le cas des barrages de Naussac et de Villerest, dont l'Établissement public Loire publie chaque jour le volume stocké.

Le taux de remplissage est alors ce volume rapporté à la capacité de la retenue à sa cote normale. La cote étant horaire et le volume quotidien, les deux chiffres portent des dates différentes — celle du volume est affichée à côté de lui.

À défaut de volume publié, il faudrait une courbe hauteur→volume propre à l'ouvrage, saisie à la main depuis les documents publics ; la conversion serait une interpolation linéaire entre les deux points encadrants, sans aucune extrapolation hors des bornes. Sans volume publié ni courbe saisie, aucun pourcentage n'est affiché — seulement la cote.

Rattachement d'une commune à un tronçon de crue

Aucun service public ne publie cette correspondance. Traklima la calcule hors ligne, une fois, en croisant la position des communes avec les géométries des tronçons de Vigicrues, avec une marge de 5 km. Le tronçon retenu pour une commune est le plus proche.

Environ 12 900 communes sur 34 746 ont un tronçon rattaché. Les autres n'affichent pas de sous-bloc crue — c'est un vide assumé, pas une erreur.

Fraîcheur et péremption des vigilances

Une information de vigilance de moins de trente minutes est affichée normalement. Entre trente minutes et trois heures, elle porte la mention « non vérifiée depuis ». Au-delà de trois heures, elle n'est plus affichée du tout et un message de non-vérifiabilité la remplace, avec un lien vers la source officielle.

Cette règle s'applique à l'identique en ligne, hors ligne et sur les données en cache.

Nowcasting de pluie

Le délai annoncé est celui de la première image radar de prévision dont l'intensité dépasse le seuil de pluie faible au-dessus de la commune. Ce n'est jamais une estimation libre.

Quand aucune image de prévision n'est publiée, Traklima bascule sur la prévision horaire d'Open-Meteo et le dit explicitement à l'écran.

Niveaux de pollens

Les concentrations viennent du modèle européen CAMS, en grains par mètre cube. Traklima les classe en cinq niveaux (nul, faible, modéré, élevé, très élevé) à partir de seuils indicatifs, et n'affiche un taxon qu'à partir du niveau modéré.

Recherche de commune

La recherche fonctionne par début de nom et par fragment, sans tenir compte des accents ni de la casse. Les résultats sont classés d'abord sur la correspondance de début, puis par population décroissante. Le code postal exact est également reconnu.